Ceuta

Ceuta (le 28/09).

Pas de place à la marina (ben pardi, on en a vu pas mal pourtant), on nous  montre gentiment un voilier amarré à l’extérieur du port contre un mur et on nous explique qu’il faut se mettre à couple, et malgré notre insistance pour avoir une place car nous devons nous occuper du moteur qui chante un drôle de bruit (vous connaissez la Castafiore, c’est dans ce genre là) rien n’y fera.

Armés de courage et de nos biceps, nous profitons de faire un super méga ravitaillement (2 chariots) à pieds.

Un grand merci à ce jeune marocain qui s’empresse de nous aider et fait avec le capitaine les innombrables voyages pour tout ramener (et moi, qu’est ce que je fiche me direz vous, et bien je range, non en fait je chamboule tout pour trouver de la place, pas gagné ça).

Un petit mot à ce propos,  de nos escales au Maroc, nous verrons une chose (parmi d’autres), la gentillesse des marocains (est exclu la masseuse du hamam qui a voulu me rouler), leur hospitalité et leurs invitations à dîner en cette période de Ramadan.

 

Bref, 2 jours passent devant le mur des lamentations toujours en attente d’une place au port, nos voisins allemands sont partis et sont remplacés par des écossais…. et enfin l’entrée du port nous est accordée.

Quelques visites, beaucoup de marches et des tonnes de rire (merci Thierry de Transfert) résumeront cet arrêt à Ceuta.

Notre moteur chante toujours un peu de travers mais manque de ship et d’ouvrier qualifié, nous décidons de continuer notre parcours jusqu’aux Canaries.

Mais le moteur en aura décidé autrement, après 2 jours et 1 nuit de navigation, nous quittons nos amis en pleine nuit pour aller à Casablanca.

Contraints de naviguer uniquement à la voile (malgré un vent nul, inexistant, pétole, nada) nous mettrons  20 heures au lieu de 8 pour atteindre le port de commerce.

Je pourrais vous dire que c’était très chouette, on a vu un poisson lune mort flottant, un aileron de requin, des pêcheurs qui devaient se dire : « tiens regardez les français, là bas, ils font la fête, ils tirent des feux d’artifice, ils doivent se marrer, ils sont dingues ces français », sauf que les feux d’artifice en question étaient des feux de détresse, mais bon c’est pas grave ils ont pas compris, et qu’en fait, quelques heures deviennent une éternité à patienter, et nous autres pauvres mortels, l’ éternité, c’est pas trop notre truc.