Cap Vert

24 mars 2006.

En cette journée merveilleusement ventée, nous nous retrouvons cette fois à….Sal, île du Cap vert.

Notre dernière remontée d’information nous situait à Ziguinchor, notre point de ravitaillement.

 

Comme vous l’aurez constaté notre parcours diffère des prévisions que nous vous avions fait part, si vous vous en étiez pas aperçus c’est que vous ne m’avez pas écouté ou pas lu, pas bien ça !

 

Nous aurons appris une chose, il est plus facile de faire des plans de navig que de s’y tenir, tant vous dépendez de critère que vous ne pouvez prévoir, ce qui fait après tout le charme de notre voyage.

Parfois, il est bon de laisser faire les choses et de se laisser aller au bon vouloir de dame Nature ou de messire Hasard, lesquels, je dois vous l’avouer sont assez susceptibles et capricieux et parfois même tyranniques, donc nous ne les contrarions pas (nous ne sommes que de pauvres mortels après tout), nous allons dans leur sens.

Nos dernières navig. en témoignent.

Que d’aventures pleines de vagues et de houles et de creux et de vent et de….je sais plus quoi d’autres encore, mais sur le coup, déjà tout cela devrait vous suffire pour avoir une idée sur les merveilleuses navig que nous aurons vécu.

 

Nous nous rendons compte d’une chose très importante : le temps est détraqué.

Eh oui, notre ami le temps vit il une mauvaise passe ? Ne sait il pas trop où il en est ni ce qu’il tourne ? Le temps serait il en pleine dépression nerveuse ? Serait il dans un moment de sa vie à se demander lequel de la poule ou de l’œuf serait venu en premier (question existentielle que tout le monde s’est posé un jour quand il se sentait emprunt de mysticisme) ? Et surtout est ce qu’il va arrêter de me pourrir la vie ?

Bon, amis lecteurs si vous avez la moindre réponse voire même un début de théorie sur ces questions élémentaires, merci de m’écrire, moi, je jette l’éponge mais je garde mon seau (mon ami fidèle).

 

Bon revenons à nos écumes (pas de moutons ici), lors de notre dernière remontée d’information, nous vous avions fait part de nous rendre de Ziguinchor à Kachouane dés le ravitaillement terminé et qu’ensuite nous mettrions le cap sur les Bijagos en compagnie du voilier Carpe Diem as Laurent et Fatiha.

Il en est allé autrement de nos prévisions. Enfin pas tout à fait, enfin si quand même, car nous nous sommes bien rendus à Kachouane pour revoir notre famille Diouf, Yves, Delphine et profiter de la marée pour échouer Pastis et lui faire une beauté, mais nous étions maintenant 3 (car Fatiha et Laurent ne s’entendant plus, elle s’est fait débarquée et nous l’avons recueilli)  et la suite a été légèrement modifiée car au lieu des Bijagos je me suis rendu pour 3 semaines en France (choix difficile je l’avoue entre 2 destinations un peu différente) et Christophe s’est retrouvé un peu immobilisé au village, ce qui n’était pas plus mal car il a eu tout le temps de se remettre de sa cote cassée.

.

Résultat des courses : Laurent part tout seul de Kachouane pour l’Argentine et nous, nous resterons à Kachouane avec Fatiha en vue de partir pour le Cap Vert.

Mon retour en France changera le programme mais ceci est une autre histoire que je vous raconterais un peu plus tard, pour l’instant :

 

 Kachouane le retour.

 

 

Pastis se fait tailler les algues et un soin grattage de coque par nos experts : Christophe, Yves et Momito.

 

 

 

Pastis a fière allure après sa sortie de l’institut de beauté  « plage Kachouane »

 

Mon billet pris, mon avion décolle la nuit, du Cap Skirring, nous en profitons pour dîner une dernière fois avec nos amis et l’équipe de l’école mobile.

 

 

Delphine, Yves, Cécile, Fred, Fanfan, Fatiha, Chris, Jean Mi et la chaise vide (moi).

 

Moi en France, notre capitaine disputera des parties de pétanque en diable avec Yves, Fred et Jean Mi, participera activement au rythme local en travaillant ses siestes jusqu’à obtenir les plus longues et les plus parfaites (on a rien sans effort), dévorera la moitié de la bibliothèque et se découvrira un talent.

Après avoir combattu un requin, lui avoir arraché la mâchoire, il enlèvera les dents une par une, les nettoiera et les percera pour en faire des colliers et une fleur et sa tige remplaceront la trace de brûlure de cigarette qui avait élu domicile sur la table du carré.

Résultat :

 

 Qui a dit que les marins étaient de  piètres romantiques ?

 

Après maintes hésitations quand au lieu de mon atterrissage, nous retenons Dakar par souci de praticité et d’économie.

 

Une semaine avant mon arrivée, Christophe quitte le mouillage d’Ebounkoute  (Kachouane) le 20/02/06 pour rejoindre Dakar non sans mal et Fatiha restera sur place.

Une extraordinaire coalition se met en place pour contrer les prévisions de notre capitaine.

Dame Nature, Messire Hasard et Lord Mécanique vont se liguer pour faire de cette navigation de 130 milles  (+/- 24 heures) une démonstration d’échantillons de galère. Comment va réagir notre capitaine, il est seul, a froid, a faim et est épuisé, le moteur fait des siennes, l’alimentation de gasoil se désamorce, les filtres sont encrassés, et pour combler le tout vous ajoutez un bon vent de face avec une houle de face de force 7.

Après de multiples désamorçages, de purges, de tirages de bord au bout de 3 jours, Pastis gagne enfin le mouillage du CVD à Dakar.

 

Nous nous retrouvons enfin quelques jours plus tard.

Cette halte à Dakar nous aura permis de faire connaissance avec Martin, un jeune fou (mais très sympa) suédois, qui  un beau matin se lève, enfourche son vélo et décide d’aller voir se qui se passe dans les autres pays.

C’est ainsi que de Suède jusqu’à Dakar en passant par la France avec quelques sous, notre bonhomme transportant à l’arrière de son vélo, sac de couchage, tente, ustensiles de cuisine, livres, etc… part en quelque sorte à la découverte de soi et pour pouvoir un jour écrire un livre sur cette aventure peu commune.

 

Christophe et Martin dans le carré de Pastis.

 

 

Le temps de mettre de l’ordre et de récupérer mon bagage voyageur qui avait décidé de découvrir la ville d’Amsterdam (merci Royal Air Maroc) nous mettons le cap sur l’île de Sal au Cap Vert le 03 /03/06 et laissons là, un Martin en plein dilemme, celui du choix du transport, car y’en marre du vélo, il hésite entre un bateau (il vient de découvrir ce truc à Dakar) et un cheval (vous voyez le lien vous ? rassurez moi…) pour continuer son aventure.

Parfois je me pose des questions…

 

 

Cap Vert :

 

Nous quitterons le mouillage avec un vent faiblard pour nous rendre compte qu’au bout de quelques heures, il prend de plus en plus d’ampleur.

C’est la tempête.

3 jours et demi de galère par un temps de force 9 (d’après Chris, mais moi je dirais plus, vers les 20-21, sans paraître trop exagéré).

Petite note de l’auteur :

L’échelle de Beaufort va jusqu’à 12.

12 étant l’ouragan .

Houle croisée, vent fort, rafales vicieuses, de l’eau dehors, dedans, dessus, au dessous, au dessus, enfin partout. Le pilote ne tient plus, il faut barrer.

 

 

Dis Chéri pourquoi on a pas de scaphandre ?

 

 

 

 

Pas le goût de cuisiner ni de manger d’ailleurs, l’intérieur de Pastis est sans dessus dessous, on glisse, on ne peut s’accrocher à rien, tout est trempé.

On ne peut dormir dedans, alors nous restons dans le cockpit, nos cirés ne nous protègent ni du froid, ni des vagues.

Vagues qui auront été les bourreaux de mon gilet gonflable.

Celui-ci a tellement pris l’eau que le déclencheur automatique s’est mis en branle et une énorme bouée jaune est apparue de sous la housse.

 


 

Là, il y a un copain à nous, caché, qui nous jette des seaux  d’eau pour les effets.

Sympa de sa part,  non ?

 

Pour nous reposer, nous nous couvrons avec le taud de soleil qui pèse de plus en plus lourd sur nous tant il y a de l’eau qui s’y accumule.

Que dire des barres de flèches frôlant la crête des vagues

Mes seules consolations, mon homme et mon seau.

Solidaires dans la galère.

 

 

Nous arriverons au  mouillage de Santa Maria au sud de l’île de Sal le 07/03/06 avec un Pastis tenant le choc mais avec quelques couleurs en moins.

Pastis utilise le Demake’up de l’Oréal, parce que lui aussi le vaut bien.

 

 

Avant de continuer dans ma lancé, faisons un petit point sur le Cap Vert, voulez vous ?

J’ajuste mes lunettes, me fait un petit chignon, zut je peux plus, avais oublié que mes cheveux étaient toujours courts, bon c’est pas grave, je prends mon air de maîtresse d’école et on y va les enfants, on répète après moi :

Les îles du Cap Vert  sont un groupe d’îles à environ 325 m (milles et pas mètres, je vous vois venir petits malins) de Dakar.

Vous avez les îles au nord que l’on nomme Barlaventos (traduction : îles au vent) et qui représente :

-         Santo Antao, Sao Vicente (capitale culturelle du Cap Vert), Santa Luzia, Ilhéus Branco et Raso, Sao Nicolau, Sal (coucou on est là) et boavista.

Et les îles Sotaventos (îles sous le vent) qui sont :

-         Maio, Santiago (la capitale), Fogo, brava, Ilhéus Secos do Rombo (non ce n’est pas l’île de Rambo).

Toutes les îles sont différentes, un monde à part, la navigation entre celles-ci se fait parfois musclée, les vents peuvent facilement aller jusqu’à 40 nœuds si ce n’est plus et vous avez l’effet venturi (manquait plus que ça) qui est de ce que j’ai retenu une accélération du vent entre 2 îles et parfois entre des montagnes.

Donc mouillage = manège.

Et navigation = grand huit.

 

Suffit pour aujourd’hui les enfants, la sonnerie de la récré a retentit,  je remets mon ciré en ayant enlevé mes lunettes et on continue notre journal.

 

 

 

Santa Maria :

 

Santa Maria est une « ville » très touristique, où tous les hôtels ont élu domicile, c’est le coin le plus vivant de l’île.

Coin des surfeurs, et des planchistes. La ville est située au sud le l’île, qui fait 30kms de long et 12kms de large.

La monnaie est l’escudo, ancienne monnaie du Portugal (100 escudos = 1 euro).

La vie est chère ici, les prix sont les mêmes qu’en France, le choix des produits est limité, tout est importé.

Si vous êtes en voilier et que vous décidez de faire une halte ici plus ou moins longue, surtout pensez à vous ravitailler au Sénégal, c’est beaucoup moins cher et vous aurez plus de choix pour les produits frais et  les denrées longue conservation.

Autre point, seules les cartes visas sont acceptées, les détenteurs de mastercards sont dans la mouise, aucune possibilité de retrait pour eux dans les distributeurs, il y a du favoritisme dans les banques.

 

Chose surprenante quand vous débarquez : le ponton.

La municipalité a certainement dû oublier de mettre un panneau d’interdiction d’accès  pour toute personne un peu bourré, à moins qu’elle ait bien fait son job mais qu’il se soit perdu en se décrochant, laissons le bénéfice du doute planer…

 

Je tiens à rassurer tout le monde, non, Christophe n’a pas pris de poids, le ponton était déjà comme ça avant. Mauvaises langues que vous êtes !

 

Le mouillage n’est pas du tout protégé, la moindre houle s’y engouffre, Pastis se balance au gré des vagues, tel un métronome enragé, nous profiterons de cette halte pour faire un grand nettoyage d’après navig et visiter l’île, qui chose surprenante nous aura pris une matinée, pour voir tout ce qu’il y avait à voir.

En avant toute, nous montons à l’arrière du 4x4 et sommes parés pour l’expédition, nous verrons le désert avec un arbre (un seul) tordu sous la force du vent

Ceci est un arbre antisocial ermite réfugié en plein désert. Aidons le !   

Si vous voulez envoyer des dons, notre numéro de compte est le 07248415002

Au CA. Merci, la nature vous le rendra.

 

une torture et une extra terrestre (si, si, après E.T. maison voici le grand retour de E.T. faim miam)

Là aussi, grâce à vos dons vous pouvez aider la nature (encore) et la science !

Aidez la science et la science vous aidera.

Merci, notre numéro de compte est le… voir ci-dessus.

 

 

des piscines naturelles à Fontana et je sais plus où, mais ça se termine par a aussi.

 

 

et en fait si vous regardez bien, vous verrez que c’est infesté de murènes…

Vous ne voyez pas ? Bon vous me rassurez, car nous n’ont plus, mais notre guide si. Il a certainement des yeux bioniques et nous, non.

Donc envoyez toujours vos dons pour ce pauvre guide sur notre compte.

 

C’est encore plus joli en vrai, dommage que vous ne soyez pas là pour en juger… Gnarf, gnarf.

 

 

Là aussi, vous n’êtes pas là, mais pas d’inquiétude nous en avons profité pour vous aussi.

 

 

Œil bleu au fond d’une grotte.

Du même bleu que mes yeux…

De retour à Santa Maria, nous flânerons dans les ruelles de la ville.

Les pubs, bars et restaurants sont de toute nationalité, nous aurons nos favoris, le rhum arrangé poire cannelle chez Vlad (bar français), le tam tam hamburger chez nos amis les anglais, produits frais (si rare, si peu et si chers) chez l’Americo’s qui est italien avec une foule de gens de toute couleur et de toute langue.

 

 

Bien reposés nous decidons de changer de crèmerie, le mouillage n’étant pas du tout protégé, nous sommes un peu trop secoués.

Si nous avions été des œufs, nous serions déjà montés en neige compacte de quoi faire une île flottante.

 

Direction Palmeira, au nord ouest de l’île  à 15 milles.

 

Ici pas grand-chose à voir, mais le mouillage est plus tranquille, enfin c’est vite dit, effectivement Pastis une fois ancrée ne bouge pas, mais le coin n’est pas sûr du tout, en 3 semaines, 3 bateaux braqués par des individus armés qui auront allégé les propriétaires de leur argent, de leurs équipements électroniques et téléphones. Pas de blessés mais des gens bien apeurés.

Mais où est donc la police me demanderez vous, je vous rassure pas loin mais entre la sieste, la télé, et les plans drag, avouez que ça leur laisse peu de temps pour s’occuper de choses aussi futiles, et surtout les flics locaux connaissant les voleurs mais ignorant leurs noms ne peuvent pas faire grand-chose pour aider les pauvres navigateurs déroutés.

Nous prendrons malgré tout ça le temps de connaître Griselda et Gianni, propriétaire du restaurant  El Cantino, et de dévorer à plusieurs reprise des entrecôtes digne des dieux tant elles sont démesurément épaisses et grosses et de retrouver Alexandro rencontré à Dakar et qui vit ici.

 

 

 

Là, on a l’impression de poser pour le générique d’un « pseudo Dallas »

« Palmeira, ton univers impitoyable »avec des acteurs très souriants mais derrière l’un d’eux se cahe peut être un JR…

 

Nous ne tarderons pas à quitter notre mouillage craignos, pour aller à Murdeira situé à quelques milles entre Palmeira et Santa Maria où nous profiterons pour plonger et s’essayer au surf.

Ici aucune visite à faire c’est un lieu désert et la plage est durement accessible tant les rouleaux de vagues sont hargneuses et prêtes à retourner l’annexe sur vos têtes.

Au bout de 3 jours d’efforts intenses à barboter dans l’eau nous rentrerons à Santa Maria retrouver un peu la civilisation et cette fois pour nous essayer au kite surf.

Alors qu’est ce que le kite surf ?

C’est un sport de glisse, vous êtes sur une planche rectangle plus petite qu’une planche de surf et vous surfez grâce à la traction du vent exercé sur une voile que vous maniez avec une barre et des suspentes.

C’est excellent, montée d’adrénaline garantie.

Après avoir joué aux navigateurs, explorateurs, épongeurs d’eau, nous voilà devenus des kiters.

Nos journées passent plein power.

Petite note bis de l’auteur :

Quand vous faîtes de la glisse, vous n’êtes entièrement kiter ou surfer que si vous parlez cette étrange langue qui se compose par un sujet et un verbe en français et un COD ou COI en anglais parfois vous n’y comprenez rien mais tant pis vous êtes en plein « motaïve » (traduction : motivé) et c’est power quand ça wind (retraduction : c’est puissance quand ça vente).

Pour tous les futurs adeptes de cette langue très fun, un conseil, commencer l’apprentissage en visionnant Brice de Nice, film très enrichissant  à ce propos.

 

Les projets :

Actuellement, la seule traversée envisageable serait celle du Brésil, le temps est trop limité pour aller sur les Antilles, les Alizés tardives de cette année sont

beaucoup trop musclées pendant cette période et la saison des cyclones bien qu’il n y ait plus de saison attitrée, est beaucoup trop proche pour profiter de ces îles.

Les filles de Christophe, Manon et Margaux nous rejoindront la 1ère semaine de mai sur l’île de Sal et ensuite nous établirons concrètement la suite du programme.

D’ici là, le power du kite surf nous attend, nous prendrons le temps de visiter les autres îles et ainsi dénicher les bons plans.

D’ici là parents et amis soyez vous aussi en plein power.

 

 

EPILOGUE :

 

Je tenais à faire cette dernière partie pour éclaircir certains points en espérant vous donner les réponses aux questions que vous vous posez, dont celle-ci qui doit revenir souvent je pense : « mais qu’est ce qu’ils tournent ? »

Réponse donc : nous ne savons pas.

Quand nous avons préparé ce voyage et sommes partis de France, l’objectif était de faire le tour du monde en 2 ans. Vous le savez tous, nous avions rabâché le crâne de tout le monde suffisamment comme ça pour qu’il n’ y ait pas de doute sur nos intentions, même si nous étions conscients que ce voyage prendrait plus l’allure  d’un rallye de course que d’un voyage de découverte pépère.

Avec le temps et au fil des navigs, nous nous rendons compte de plusieurs choses.

 - Notre choix d’acquérir Pastis a été le meilleur, par rapport à tout ce que l’on a pu voir, lui seul correspondait et offrait ce que nous attendions d’un bateau de voyage, le seul bémol, la vitesse de croisière.

Pastis est imposant, rassurant certes mais lourd, on se traîne et les conditions météos n’aidant pas, les distances se font lentement. C’est parfois pesant.  

 - Le budget. Le seul endroit où nous avons pu respecter un tant soit peu le budget que nous avions établis a été le Sénégal. Partout ailleurs nous l’avons explosé. Outre les frais de pastis qui surviennent inopinément, l’envie d’un bon dîner, quelques excursions, ça c’est le bon côté des dépenses, mais il y aussi les frais de santé : médicaments, soins, consultations font vite grimper les notes.

- Moi. Eh oui, malgré toute ma bonne volonté j’avoue que j’ai toujours un peu de mal à me mariniser entièrement, nos longues escales suivis de navig faite par temps capricieux et difficile font de moi un timousse pas très en forme en mer. Cependant je tente toujours de m’adapter, ce n’est pas toujours évident mais j’essaie de faire ma part de boulot tant bien que mal et Christophe est conscient de cela, mais mes petits ennuis de santé (rien de grave, mais pénible à la longue) font que la vie en mer est parfois pénalisant pour moi.

 

Un dernier point tant que j’y suis, pour tous les voileux  tentés par le grand large, il est préférable de partir avec un bateau récent mais éprouvé plutôt qu’un bateau neuf, car de tout ce que l’on a pu voir, les navigations, les mouillages, l’eau de mer mettent à l’épreuve  tout bateau, et quittés les Canaries, les accastilleurs se font très rares, il est plus souvent cas de réparation version système D.