Barcelone / Gibraltar

Et nous revoilà après quelques jours d’absence,  profitant d’une halte à Carthagène, pour remettre à jour le site.

C’est la semaine de la représentation de la bataille de Carthagène contre l’envahisseur romain.

Les barbares règnent dans les rues, défilent avec prestance dans leurs tenues d’apparat avec armes et chars et attendent de pieds fermes la venue des romains, c’est quelque chose, l’impression d’un retour en arrière de plus 2200 ans est en nous. Mais où est donc ma peau de bête et mon gourdin à la capitaine caverne.

Nous sommes les figurants d’une formidable épopée qui nous laisse rêveur et petits.

Mais bon, je m’égare au son des tambours barbares… Notre dernière étape sur le site la semaine dernière avait eu lieu à Barcelone.

Donc reprenons le fil, avant que les romains n’envahissent tout le port et que je ne sois obligée d’arrêter d’écrire pour prêter mains fortes à mes amis carthaginois.

Nous quittons Barcelone le 14/09, pour Tarragona.

Tarragone, l’ancien Tarraco, l’une des plus importantes villes romaines (encore des romains…).La reconnaissance de cette ville romaine en tant que patrimoine de l’humanité souligne l’extraordinaire portée et la valeur de son héritage archéologique et monumental et fait d’elle, l’un des sites les plus riches  et des plus impressionnants de l’antiquité.

Nos kilomètres à pieds nous transportent de joie à l’émerveillement, devant tous ces édifices, preuves que l’Homme peut faire de grandes choses (quand Il n’est pas préoccupé par détruire).

Bon allez zou, trop de terre, empêche la mer, nous revoilà en navig. Cette fois cap sur Valencia (le 18/09), où l’on débarque dans un port immense, supra grave trop éloigné de la ville. Le seul moyen d’y arriver c’est en vélo tout en poussant  le caddy. Hein !!? me direz vous.  Ben vuiche, je vous répondrais.

Donc pas de visite, juste un peu de repos pour être frais et dispo et sentir la rose pour poursuivre notre voyage jusqu’à Denia (le 20/09)

Denia qui nous a accueillit avec un joli défilé de mode et un magnifique feu d’artifice.

Ce qui est épatant en Espagne, c’est qu’il s’y passe toujours quelque chose et que c’est gratuit. Les mairies font profiter de chaque évènement en mettant un maximum d’animations et de spectacles pour ses habitants.

Tout est vivant ici, le moindre fait devient source d’amusement et de spectacle (pourquoi nous n’avons pas cela chez nous ?) et c’est à la portée de tous. Les gens ont le sourire !!

Et c’est avec le sourire que l’on reprend notre petit bonhomme de chemin pour rejoindre Carthagena (le 22/09) en s’arrêtant une nuit à Alicante (bien sympa d’ailleurs, sauf leur paella) (il fallait que je le dise, voilà, c’est sorti !), jusqu’au moment où un coryphène à tendance suicidaire, s’est laissé avoir par notre traîne (c’est con un poisson).

Dans les passes temps des grands marins (rire, pou moi), et bien il y a la pêche.

Loulou, votre place est avec nous, les champignons sont rares en mer donc pas de cueillette en mer mais vous seriez ravi de faire connaissance avec les drôles de poissons qui circulent ici.

Nous avons mis un peu de temps pour trouver à quoi ressemblait  notre poisson, il avait plus une tête à la 2 be 3 avec ses couleurs et ses taches mais nous sommes à peu près surs que c’est un coryphène (les délibérations ont été intenses et longues).

Luc, dommage que tu ne sois pas là, tu m’aurais aidé à le cuisiner, toi, le grand chef de la cuisine, jamais avare d’explications avec ta patience et ton savoir.

Et puis pourquoi ça pue un poisson ?

Bon bref, il attend dans le frigo, enveloppé dans 1cm de papier alu et fini dans un sac plastique. Au moins pas d’odeur dans le studio de pingouin (le frigo, c’était pour éviter les répétitions)

Je crois que je déborde un peu. Donc revenons à nos moutons.

Nos pérégrinations poissonniques ne nous empêchent pas de continuer notre route. (Mais pourquoi ce poisson n’a pas croisé un autre bateau, il fait ch….)

 

Carthagena. C’est fou ce que certains endroits peuvent vous marquer plus que d’autres.

J’ai été impressionnée par Barcelone, par sa grandeur et pis tout et tout…

Mais là, c’est mon coup de cœur. Nous sommes tant impressionnés par la beauté de la ville, que par sa richesse culturelle.

Les habitants sont fiers de l’histoire de leur ville et la font vivre et partager avec tous.

Le général Hannibal et ses alliés barbares sont dans le cœur et dans l’âme des habitants.

Un pays ou une ville qui ne perpétue pas sa mémoire historique et culturelle est voué à la banalité et au commun et à la recherche d’un exemple à suivre et à vivre, donc à pas grand-chose, du moins c’est mon opinion. Je dois avouer que je suis assez « pète couilles » avec des idées bien arrêtées donc ne m’en voulez pas trop, rire. Soyez humbles, mes chers lecteurs, pardonnez moi.

 

C’est ainsi que s’achève cette halte au port, nous prenons la mer demain (le 24/09), si tout va bien.

Nous avons fait la connaissance des équipages de 2 bateaux français qui naviguent au même rythme que nous, donc nous mettrons les voiles tous ensemble en vue de passer le détroit de Gibraltar.

D’ici là, familles et amis, prenez soin de vous, nous vous embrassons et pensez à nous.