Casablanca

Casablanca (le 04/10) s’approche de notre bateau (c’est pour vous dire que l’on a vraiment pas l’impression d’avancer et de stagner au contraire) et nous resterons entre nos voisins de pontons les supra méga immenses cargo, amarré à une grue flottante.

Quelle drôle de lubie me direz vous, ah que nenni vous répondrais je.

La Marina de Casablanca est fermée pour cause de travaux, donc allez vous perdre parmi les cargos (oh oh ).

Nous y resterons 3 jours sans eau, ni électricité, mais avec un nouveau machin qui va faire que le bidule du truc du moteur va pouvoir repartir (bon d’accord c’est la pompe à eau avec une histoire d’axe, le capitaine va me tirer les oreilles).

 

Que dire de cette ville avec ces 8 millions d’habitants ? C’est extrêmement pollué, très grand, les conducteurs sont des kamikazes et les cyclistes, des suicidaires, entre autres.

Le palais royal est magnifique et l’on devine toutes ces richesses car pas possible de le visiter (normal), les souks, un vrai souk, mais très agréable, joyeux, parfois étrange de par leurs produits, mais dans l’ensemble charmant.

La visite de la Corniche que nous n’avons pas pu faire, mais qui est à faire (c’est le monsieur du taxi qui l’a dit), et l’imposante mosquée, qui est la plus grande au monde après celle de la Mecque, vous ajoutez à tout ça, beaucoup de pollution, l’odeur du poisson étrangement malade, vous agitez le tout et vous obtiendrez la plus grande ville économique du Maroc.

Grande ville que nous quittons le 08/10 pour une autre ville, plus petite, celle d’Essaouira.

 

Essaouira.

En nous approchant d’elle nous voyons ses remparts, son fort, ses petites maisons tantôt blanches, tantôt colorées. Et puis vint la vision du port, enfin surtout l’odeur. C’est un grand port de pêche, petit par sa structure, mais très grand par sa productivité. Les allers et venus des bateaux sont tels que l’on se demande si il reste encore du poisson dans la mer. Vu la quantité de poisson pêché, vu le nombre que l’on retrouve sur les quais et chaussés au grand bonheur des chats et des mouettes, on se demande vraiment ce qu’il reste dans l’eau.

 

Mais faisons fi de tout cela, concentrons nous sur la ville.

C’est le dépaysement total.

Je vous imagine Jeanine, vous promener dans ces ruelles, vous arrêter devant les petites boutiques (surface 2m²) avec leurs petites trappes à l’avant pour laisser passer leurs propriétaires et qui sait, marchander dans les souks.

Vous avez adoré cette ville, et vous avez raison, Essaouira a un charme fou.

 On se plait à marcher dans ces petites rues, où l’on vous aborde avec gentillesse pour vous proposer quantités de choses hétéroclites ou pour vous joindre à eux pour le repas du Ramadan.

Mon seul regret aura été de voir  que tant de jolies choses sont laissées à l’abandon, les façades sont souffrantes.
Qu’il serait plaisant de voir cette ville avec ses couleurs d’antan, ses façades refaites, son fort fortifié, nous avons une image d’une beauté si fragile et si consumée qu’au moindre choc, elle disparaîtrait, tant ses murs sont usés.

Je crois que cette ville nous aura laissé une empreinte ineffable tant au niveau de la vue que de l’odorat.

 

Nous avons appris une chose au Maroc, c’est qu’il y a  une grande différence entre port de plaisance et une marina.

C'est-à-dire, le port appelé de plaisance est un endroit particulièrement proche (trop) du port de pêche sinon à l’intérieur même de celui-ci. Il y a très peu de place réservée pour les voiliers donc souvent 4 voiliers s’amarrent les uns aux autres. Inutile de rêver d’eau et d’électricité. Seule une odeur dite de poisson pourri avec un mélange d’entrailles, et de choses non identifiées. Donc ça c’est un port de plaisance.

Pour ce qui est de la marina, à entendre les explications, ça ressemblerait plus à un port tel que l’on a l’habitude de voir. Et sans odeur de truc pourri.

C’était la petite parenthèse du jour, voilà je la referme.

 

Au revoir Essaouira, nous te quittons le 11/10 pour rejoindre Agadir dans l’espoir de trouver un port pour remplir nos réservoirs d’eau.